Une étude de l’Institut de recherche et documentation en économie (IRDEC)sur les systèmes de financement en France et chez nos voisins européens vient de classer le modèle français comme étant le plus favorable …
L’expérience a porté sur l’étude des systèmes de prise en charge et de propositions d’appareillage auditifs en Belgique, Suède, Grande -Bretagne et France en raison de leurs récentes réformes dans ce domaine et de leur approche générale du handicap.
Il en ressort les enseignements suivants :
Des modèles singuliers, avec des approches économiques différentes à savoir :
· Une distribution privée (France, Belgique)
· Une distribution publique Grande – Bretagne, Suède)
De ces modèles découlent des coûts de prise en charge et des qualité variables d’équipements.
Ainsi, l’Angleterre pratiquant un appel d’offres généralisé propose des équipements auditifs très bon marché (50 €, 420 € incluant le suivi par appareil) mais n’offre cependant que du matériel bas de gamme, accusant 10 ans de retard technologique !
La Suède, quant à elle, ayant recours à des appels d’offres régionalisés, génère des différences de traitement entre régions tant en termes de qualité d’équipements que de délais de traitement !
Pour la France, en se basant sur le 100% santé, on constate une meilleure qualité des équipements tout comme en Belgique (ancienneté des équipements à 5 ans / 10 ans pour l’Angleterre) et un meilleur rapport qualité -prix -prise en charge en faveur de la France.
En conclusion malgré des faiblesses du 100% santé : augmentation des primes d’assurance (pour les plus de 65 ans notamment) impact sur les Finances publiques, le système français apparaît bien le plus favorable aux patients souffrant de troubles auditifs.
Toutefois une vigilance est de mise pour éviter des dérives et fraudes induites par la gratuité du système et contenir une possible augmentation des primes des complémentaires qui écarterait alors de potentiels bénéficiaires.